Modeler la terre, c’est engager le corps autant que le regard.Mov'art a souhaité s'initier à cette technique auprès d'une artiste céramiste Anaïs Lépine. Retour sur images sur cet atelier divisé sur deux demi journées.
En apesanteur, Lo66, Mixed media Lo66 vous propose dans son œuvre intitulée « en apesanteur » un double niveau de lecture ou de ressenti. Ainsi, au premier regard, une silhouette suspendue par des rubans blancs flotte dans un instant fragile où le temps semble accroché aux fibres du papier textile. Le fond stratifié, dense et vibrant mêle pigments, traces raclées et empreintes, construisant une matière vivante où ombres et lumières naissent des reliefs eux-mêmes. Au cœur de cette tension, le corps lumineux apparaît presque irréel, pivot délicat entre chute et maintien, isolé du tumulte texturé qui l’entoure. Le mixed media transforme la surface en expérience tactile immersive, un équilibre précaire où la matière devient mouvement et la sensation d’équilibre suspendue. La matière ne recouvre pas l’image. Elle la construit la fait émerger, et lui donne son rythme interne.
Dans "brumes hivernales", la lumière se diffuse comme un voile lactescent, effaçant les contours pour ne garder que l’essentiel : le silence et la douceur d’un matin d’hiver. Les terres sombres du premier plan, griffées de tiges fines, ancrent la scène avant que le regard ne glisse vers le centre, où tout se dissout dans une clarté presque immatérielle. Au loin, quelques accents orangés suggèrent des toits ou des lueurs de vie, apportant une chaleur discrète à cette atmosphère feutrée et contemplative. Brumes hivernales, Alain, acrylique sur toile 45x45
Protégeons notre pharmacie, Alain, Collage /Acrylique 40X54 Alain propose un collage interrogeant sur les conséquences économiques et sociales potentielles d'une politique visant à baisser les marges afférentes aux médicaments génériques. En s’inscrivant dans un contexte plus large de dérégulation du secteur pharmaceutique, l’œuvre souhaite mettre en lumière la fragilisation progressive des officines, en particulier celles de proximité. Le choix de placer au centre de la composition une affiche récupérée auprès d’une pharmacie militante confère à l’image une dimension documentaire et politique. Par son détournement, Alain transforme cette affiche en un outil critique, révélant un sentiment collectif d’injustice et d’épuisement face à des décisions économiques perçues comme éloignées des réalités du terrain, tout en questionnant sur l’avenir de l’accès aux soins de proximité.
Joyeux balai de pinceaux couteaux et autres collages, frais, ludique, extrêmement comtemporain, j'ai adoré. Alain
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